Les élections européennes ont lieu tous les cinq ans et permettent d'élire les députés européens qui siègent au parlement européen. Les députés européens sont élus parmi les Etats membres de l'Union : chaque Etat possède un nombre de sièges au parlement, ces sièges étant répartis à la proportionnelle pour chaque Etat. La France possède ainsi 78 sièges sur 785, qui seront attribués proportionnellement en fonction du résultat des élections en France. Il en va de la même manière pour chacun des pays (à titre de comparaison l'Allemagne en possède 99, l'Espagne 54, le Royaume-Uni 78, la Slovénie 7, la Belgique 24).
Vous avez dit parlement européen ?
Le parlement européen siège à Bruxelles, au Luxembourg et à Strasbourg. Il est chargé de voter les textes proposés par la Commission européenne (c'est en quelque sorte le gouvernement de l'Union européenne pour simplifier) qui a seule l'initiative des lois. Il exerce donc le pouvoir législatif, qu'il partage avec le conseil de l'Union européenne (instance composée des ministres des gouvernements chargé d'adopter les actes législatifs européens). Tout comme le parlement français qui contrôle le gouvernement (motions de censure, questions d'actualité, commissions d'enquête...), il exerce un rôle de contrôle vis à vis de la Commission : il peut par exemple exiger la démission collective de la Commission. Enfin il exerce le pouvoir budgétaire : il peut, conjointement avec le Conseil de l'Union européenne adopter ou refuser le budget. Le parlement européen occupe donc un rôle majeur dans les institutions de l'Europe, et dans la vie de tous les européens. D'ailleurs, la plupart des décisions qui nous concernent sont appliquées au parlement européen, le parlement français étant alors chargé d'appliquer les directives et de réaliser les objectifs prévus par ces directives.
Une portée nationale
Dans une optique plus nationale, les européennes vont également servir de baromètre pour le chef de l'Etat qui a fait savoir ses intentions de s'impliquer fortement dans la campagne puisqu'elles sont les premières élections à enjeu national depuis l' élection de Nicolas Sarkozy (les élections municipales étant avant tout dominées par des intérêts locaux difficiles à mettre en parallèle avec la politique nationale). Il s'agira en quelque sorte d'un cap dans le quinquennat, d'un bilan intermediaire à la quasi-moitié du mandat du président de la république. Un remaniement ministériel est d'ailleurs envisagé après les élections européennes, marquant ainsi ce cap franchi. Les européennes constituent donc un enjeu important pour la majorité, qui y voit un moyen de retrouver une certaine légitimité après les manifestations qui ont eu lieu. Malgré une alliance PCF-PG dans un front de gauche qui se veut porteur de l'idéal socialiste, la gauche à l'approche de ces élections apparaît comme souvent divisée avec d'un côté le NPA, et LO qui ont décidé de ne pas rejoindre le front de gauche et faire cavaliers seuls, et de l'autre un parti socialiste aphone, et divisé sur la question européenne (division que l'on a notamment pu observer lors du référendum sur la constitution). Même s'il est encore trop tôt pour faire des projections, il se pourrait que la gauche, qui peine à porter un projet alternatif soit la grande perdante de ces élections. En effet, au lendemain du lancement de la campagne européenne du PS, aucune alternative n'a été mentionnée, et le PS comme ses homologues de gauche n'a eu de cesse d'appeler à un vote sanction face au gouvernement Fillon. Le MODEM quant à lui cherche à se frayer un chemin et à profiter des difficultés que connaît le PS pour peser davantage dans la balance et devenir le principal opposant au chef de l'Etat.
Les élections européennes sont un enjeu important, dans le cadre d'une Europe de plus en plus présente et vont avoir un rôle détérminant dans l'orientation de l'Europe : il s'agit d'envoyer un signal fort à l'Europe. Espérons que ces élections permettront de replacer la question européenne au centre du débat publique, afin de susciter davantage d'engouement de la part de peuples d'Europe.
lundi 27 avril 2009
lundi 24 novembre 2008
Nicolas Sarkozy, hyperprésident ?
J'aime beaucoup la démonstration de Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel, qui a également été membre du comité Balladur qui met en avant l'absurdité de l'expression d'hyperprésident pour désigner Nicolas Sarkozy. Il compare ainsi notre président à Pompidou. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les pouvoirs de Nicolas Sarkozy sont moindres comparés à ceux que pouvait avoir le président Pompidou. Le conseil constitutionnel tout d'abord n'en était qu'à ses balbutiements et n'exerçait pas de réél pouvoir de contrôle. Pompidou pouvait également décider de l'aménagement du territoire pour n'importe quelle partie du sol français, en l'absence de décentralisation. Enfin, il n'était pas entravé par l'Europe. En effet, qui pourrait nier que la plupart des décisions se prennent aujourd'hui à Bruxelles et que le champ d'action qui reste au président demeure encadré par l'Europe. Prenons deux exemples. Tout d'abord, la monnaie : depuis Maastricht, la France n'a plus le pouvoir de battre monnaie et ne peut plus gérer la monnaie seule comme elle l'entend comme c'etait le cas auparavant. Le pacte de stabilité, également instauré par Maastricht limite une nouvelle fois le champ d'action de l'Etat français puisqu'il lui impose un déficit inférieur à 1,5 % du PIB par an. L'Europe est donc un facteur important qui limite les pouvoirs du chef de l'Etat.
Il est donc absurde de parler d'hyperprésidence en ce qui concerne les pouvoirs de Nicolas Sarkozy puisqu'ils sont largement inférieurs à ceux qu'ont pu avoir ses prédécesseurs. On peut parler d'hyperprésidence en ce qui concerne la présence parfois trop importante dans les médias du président Sarkozy, mais en aucun cas d'un président qui aurait trop de pouvoir.
Il est donc absurde de parler d'hyperprésidence en ce qui concerne les pouvoirs de Nicolas Sarkozy puisqu'ils sont largement inférieurs à ceux qu'ont pu avoir ses prédécesseurs. On peut parler d'hyperprésidence en ce qui concerne la présence parfois trop importante dans les médias du président Sarkozy, mais en aucun cas d'un président qui aurait trop de pouvoir.
samedi 22 novembre 2008
Politique : Martine Aubry, première secrétaire du PS
Jeudi soir, après le second tour de l'élection au poste de premier secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry est élue pour diriger le parti socialiste. Après des luttes acharnées de personnalités plus que de projet, le parti socialiste nous offre une fois de plus un triste spectacle. Complots, trahisons, combinaisons stratégiques en vue de l'échéance de 2012 ont été le leitmotiv du congrès de Reims. Une nouvelle fois, la gauche démontre son incapacité a proposer un projet clair pour la France.
Alors que Ségolène Royal gagne la bataille des motions et le 1er tour de l'élection du premier secrétaire, elle perd l'élection à un fil, le comble pour un parti qui se prétend le plus démocrate ! Est-ce la démocratie qui appelle ces tractations (le ralliement de Bertrand Delanoë au second tour pour Mme Aubry, les discussions en coulisse qui précèdaient la bataille des motions...) ?
La suscpition de triche avec la réclamation de Mme Royal vient par ailleurs entacher davantage l'image d'un parti déjà divisé. Le congrès de Reims qui se voulait rassembleur n'aura eu que pour conséquence de diviser les militants plus qu'ils ne l'étaient déjà.
Quelle piètre image laissent les dirigeants du second parti politique français, qui se préocupent davantage de leurs querelles internes que des questions qui interessent les français !
Il y aurait ici matière à faire de la politique purement "politicienne" mais la conquête du pouvoir comme quête absolue n'est pas ma conception de la politique qui est avant tout un outil pour agir, faire avancer les choses et proposer des alternatives pour faire progresser le pays, conception que le parti socialiste a oublié avec le temps et qu'il devra retrouver s'il veut un jour espérer gouverner de nouveau le pays
Alors que Ségolène Royal gagne la bataille des motions et le 1er tour de l'élection du premier secrétaire, elle perd l'élection à un fil, le comble pour un parti qui se prétend le plus démocrate ! Est-ce la démocratie qui appelle ces tractations (le ralliement de Bertrand Delanoë au second tour pour Mme Aubry, les discussions en coulisse qui précèdaient la bataille des motions...) ?
La suscpition de triche avec la réclamation de Mme Royal vient par ailleurs entacher davantage l'image d'un parti déjà divisé. Le congrès de Reims qui se voulait rassembleur n'aura eu que pour conséquence de diviser les militants plus qu'ils ne l'étaient déjà.
Quelle piètre image laissent les dirigeants du second parti politique français, qui se préocupent davantage de leurs querelles internes que des questions qui interessent les français !
Il y aurait ici matière à faire de la politique purement "politicienne" mais la conquête du pouvoir comme quête absolue n'est pas ma conception de la politique qui est avant tout un outil pour agir, faire avancer les choses et proposer des alternatives pour faire progresser le pays, conception que le parti socialiste a oublié avec le temps et qu'il devra retrouver s'il veut un jour espérer gouverner de nouveau le pays
samedi 8 novembre 2008
International : Barack Obama, symbole du rêve américain devient le 44ème président des Etats-Unis
Mercredi dernier, avec plus de 300 délégués (la majorité nécéssaire pour devenir président des Etats-Unis étant de 270), Barack Obama devient le 44ème président des Etats-Unis. Véritable emblème du rêve américain par son ascension fulgurante (Barack Obama était quasi-inconnu il n'y a encore que quatre ans), Obama devient le premier président noir du pays de l'oncle Sam, et redonne un souffle d'espoir au peuple américain ainsi qu'au monde entier pour relever les enjeux majeurs de ce début de siècle. Cette large victoire marque une volonté forte du peuple américain de rupture avec l'administration Bush, de nombreuses fois décriée pour son bilan économique mais aussi et surtout à cause de la guerre en Irak. Crise économique, émergence des pays asiatiques, crise des matières premières, réchauffement climatique sont autant de défis auxquels aura à répondre le nouveau président américain. Conscient qu'il ne pourra pas satisfaire tout le monde, le sénateur de l'Illinois a estimé que le peuple américain aurait des efforts à faire pour permettre ce changement ("Ne vous demandez pas ce que l'Amérique peut faire pour vous, demandez vous plutôt ce que vous pouvez faire pour l'Amérique" disait Kennedy). Obama devrait réunir autour de lui des personnalités de la nouvelle génération, des personnalités importantes du camp démocrate comme John Kerry (candidat malheureux qui perd les éléctions présidentielles contre George W. Bush en 2004) mais également des républicains pour gouverner avec lui.
dimanche 12 octobre 2008
Politique : La constitution fête son 50ème anniversaire !
En 1958, le général De Gaulle parvenait à mettre fin à l'ingérance et l'instabilité de la IVème république en instaurant un executif fort. La preuve est faite aujourd'hui que le choix du général était le bon. Aujourd'hui qu'en est-il ?
La constitution de 1958 avait pour but de rétablir une autorité forte du chef de l'Etat et du pouvoir législatif, insturant un régime semi-parlementaire unique dans le monde. Cependant, nous sommes en droit de nous demander si cet équlibre est toujours d'actualité. En effet les nombreuses revisions successives avec notamment l'instauration du quinquennat et la revision constitutionelle recente ont fait basculer le régime davantage du coté présidentiel que du côté parlementaire. Selon moi, deux mesures illustrent cette idée : tout d'abord, il s'agit de l'inversion du calendrier électoral en 2002 qui démontre clairement la prééminence de l'executif sur le législatif et a été un grand pas vers la présidentialisation du régime. Une seconde mesure, plus symbolique cette fois mais toute aussi lourde de sens est la possibilité pour le président de venir s'exprimer devant le congrès.
La Vème à l'origine mettait en place un executif a 2 têtes, le president responsable devant le peuple (notamment avec la reforme de 62 et le président élu au suffrage universel) et le premier ministre devant le parlement. Avec cette révision, le titre de premier ministre est selon moi remis en question : dès lors que le president peut s'exprimer devant le parlement reuni en congrès, la spécificité de la fonction de premier ministre n'a plus lieu d'être. De plus, au début de la Vème, la répartition des taches était claire : le président s'occupait de la politique étrangère et des "grandes affaires", le premier ministre de la politique interieure. Mais avec l'Europe, la décentralisation, la naissance progressive du conseil constitutionnel, le président a vu ses prérogatives réduites au point de n'être aujourd'hui qu'un super premier ministre. Cette confusion est d'autant plus importante que le quinquennat a fait coïncider les mandats législatif et présidentiel. Des lors, la France doit clairement affirmer sa position : il n'y a plus réellement de différence entre la fonction de premier ministre et de président, la répartition équilibrée des tâches du président et du premier ministre à l'origine ne l'est plus aujourd'hui.
La France doit donc soit faire machine arrière pour revenir à une conception traditionelle de la Vème, ce qui semble totalement impossible, soit assumer clairement le penchant présidentiel du régime. Une des réformes possibles serait la suppression du premier ministre, mais je pense sincèrement que le travail est bien assez important pour un executif à deux têtes. Une autre possibilité symbolique serait de renommer la fonction de premier ministre en vice-président, pour affirmer clairement le choix d'un régime présidentiel.
La France doit mettre fin à cette ambiguité instaurée par le quinquennat et doit faire évoluer la fonction de président de la république pour s'adapter. La réforme constitutionelle était une chose positive qui avait le mérite de rééquilibrer le rapport executif legislatif. La France doit maintenant aller plus loin et assumer clairement son penchant présidentiel.
La constitution de 1958 avait pour but de rétablir une autorité forte du chef de l'Etat et du pouvoir législatif, insturant un régime semi-parlementaire unique dans le monde. Cependant, nous sommes en droit de nous demander si cet équlibre est toujours d'actualité. En effet les nombreuses revisions successives avec notamment l'instauration du quinquennat et la revision constitutionelle recente ont fait basculer le régime davantage du coté présidentiel que du côté parlementaire. Selon moi, deux mesures illustrent cette idée : tout d'abord, il s'agit de l'inversion du calendrier électoral en 2002 qui démontre clairement la prééminence de l'executif sur le législatif et a été un grand pas vers la présidentialisation du régime. Une seconde mesure, plus symbolique cette fois mais toute aussi lourde de sens est la possibilité pour le président de venir s'exprimer devant le congrès.
La Vème à l'origine mettait en place un executif a 2 têtes, le president responsable devant le peuple (notamment avec la reforme de 62 et le président élu au suffrage universel) et le premier ministre devant le parlement. Avec cette révision, le titre de premier ministre est selon moi remis en question : dès lors que le president peut s'exprimer devant le parlement reuni en congrès, la spécificité de la fonction de premier ministre n'a plus lieu d'être. De plus, au début de la Vème, la répartition des taches était claire : le président s'occupait de la politique étrangère et des "grandes affaires", le premier ministre de la politique interieure. Mais avec l'Europe, la décentralisation, la naissance progressive du conseil constitutionnel, le président a vu ses prérogatives réduites au point de n'être aujourd'hui qu'un super premier ministre. Cette confusion est d'autant plus importante que le quinquennat a fait coïncider les mandats législatif et présidentiel. Des lors, la France doit clairement affirmer sa position : il n'y a plus réellement de différence entre la fonction de premier ministre et de président, la répartition équilibrée des tâches du président et du premier ministre à l'origine ne l'est plus aujourd'hui.
La France doit donc soit faire machine arrière pour revenir à une conception traditionelle de la Vème, ce qui semble totalement impossible, soit assumer clairement le penchant présidentiel du régime. Une des réformes possibles serait la suppression du premier ministre, mais je pense sincèrement que le travail est bien assez important pour un executif à deux têtes. Une autre possibilité symbolique serait de renommer la fonction de premier ministre en vice-président, pour affirmer clairement le choix d'un régime présidentiel.
La France doit mettre fin à cette ambiguité instaurée par le quinquennat et doit faire évoluer la fonction de président de la république pour s'adapter. La réforme constitutionelle était une chose positive qui avait le mérite de rééquilibrer le rapport executif legislatif. La France doit maintenant aller plus loin et assumer clairement son penchant présidentiel.
Economie : La crise financière, révélatrice d'un profond dysfonctionnement du modèle financier anglo-saxon
La crise financière sonne-t-elle la fin du capitalisme ? Il semble très difficile de répondre à cette question mais je vais m'essayer à cet exercice. Selon moi, cette crise marque la fin d'une ère, une époque où l'on croyait à l'auto-régulation du marché, l'époque de l'ultra-libéralisme à l'américaine. Ironie du sort, c'est le pays de l'ultra-libéralisme qui est aujourd'hui contraint de nationaliser. Aux Etats-Unis, les entreprises consacrent la plus grande partie de leur valeur ajoutée aux profits au détriment du salarié. Cependant, notre société est basée sur la consommation. Or, comment consommer lorsque les salaires sont si peu élevés ? La seule réponse possible est le crédit. C'est ce qui a poussé les Etats-Unis à libéraliser le crédit, afin de pouvoir maintenir la croissance, tout en générant un maximum de profits. Néanmoins, ce modèle a de nombreux défauts. Tout d'abord, le plus évident, le coût social. En effet, en 2006, le taux d'endettement des ménages aux Etats- Unis était de 130% ! Par ailleurs, du point de vue économique, la croissance économique est essentiellement basée sur le crédit, ce qui crée un risque important. Je suis partisan d'un capitalisme moralisé, un capitalisme ou le marché n'est pas confronté à lui meme. La crise financière a démontré que le marché, s'il n'était pas encadré, pouvait s'emballer et devenir fou. Comment peut-on concevoir de preter de l'argent à un ménage alors qu'on sait pertinemment qu'il ne pourra pas rembourser ?
L'Etat doit jouer un rôle dans l'économie, l'encadrer, contrôler le marché. Le XXème siècle a été marqué par l'affontement des théories capitalistes et socialistes. L'effondrement du communisme et les nombreuses crises qu'a connu le libéralisme nous montrent qu'aucun des deux modèles n'est l'idéal. Le capitalisme est tenable économiquement mais il est à l'origine du creusement des inégalités sociales. Le socialisme est équitable mais n'est pas viable économiquement : tous les pays ayant fait l'expérience du socialisme sont aujourd'hui soit des pays libéraux, soit des pays en grande difficulté. Il faut donc arriver à trouver un compromis entre ces deux modèles : une économie de marché encadrée par l'Etat comme en Europe. Ce modèle a d'ailleurs permis aux banques européennes de tenir mieux qu'ailleurs dans le monde.
La crise doit donc servir d'électrochoc aux pays. L'economie doit être au service de l'homme et pas l'inverse. C'est dans cette optique que devront oeuvrer les pays du monde, s'ils veulent "moraliser le capitalisme"
L'Etat doit jouer un rôle dans l'économie, l'encadrer, contrôler le marché. Le XXème siècle a été marqué par l'affontement des théories capitalistes et socialistes. L'effondrement du communisme et les nombreuses crises qu'a connu le libéralisme nous montrent qu'aucun des deux modèles n'est l'idéal. Le capitalisme est tenable économiquement mais il est à l'origine du creusement des inégalités sociales. Le socialisme est équitable mais n'est pas viable économiquement : tous les pays ayant fait l'expérience du socialisme sont aujourd'hui soit des pays libéraux, soit des pays en grande difficulté. Il faut donc arriver à trouver un compromis entre ces deux modèles : une économie de marché encadrée par l'Etat comme en Europe. Ce modèle a d'ailleurs permis aux banques européennes de tenir mieux qu'ailleurs dans le monde.
La crise doit donc servir d'électrochoc aux pays. L'economie doit être au service de l'homme et pas l'inverse. C'est dans cette optique que devront oeuvrer les pays du monde, s'ils veulent "moraliser le capitalisme"
Bienvenue à tous !
Je vais débuter par une très brève présentation. Je m'appelle Florian, j'ai 15 ans. Passionné par l'actualité politique notamment, j'ai cherché à travers ce blog à vous faire partager mes opinions, mes prises de positions et échanger avec vous.
bonne visite à tous !
bonne visite à tous !
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